La générosité est un acte de justice

Si je réduis la générosité à une transaction, je pourrais me demander «  Combien je dois donner  ?  ». Mais Dieu ne se demande pas « Combien je dois à mon prochain ? ». Reflet d’un Dieu de justice et de compassion, ma générosité exprime alors mon appartenance à une communauté humaine et spirituelle envers laquelle j’ai des responsabilités. Ma générosité ne me place donc pas au-dessus de l’autre. Au contraire, elle me rappelle que l’autre fait partie de la même communauté humaine que moi ; il n’est pas externe à ma réalité.

La générosité dépasse alors la charité pour revêtir une dimension de justice. Bien plus qu’une transaction économique, ma générosité découle de mon devoir de (ré-)affirmer la dignité fondamentale des mis-à-l’écart ainsi que leur place dans la communauté humaine. Ce faisant, la générosité corrige les injustices (parfois évitables, parfois pas) que le système ou les malheurs de la vie peuvent leur avoir infligées.

Dans une société où l’idée de s’épanouir en donnant paraît souvent absurde, je dois me rappeler que l’épanouissement passe avant tout par ma joie de voir le reste de ma communauté s’épanouir. Si je me considère comme un gérant de ce que je possède, alors je peux m’épanouir en donnant chaque fois que ce don représente la meilleure manière de gérer ce qui m’est confié pour le bien de la communauté.

Texte adapté d’une interview de Michaël Gonin (doyen et professeur d’éthique à la HET-PRO)
publiée dans Vivre pleinement avec moins, magazine annuel 2023 de StopPauvreté.

La justice

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